DélégationPicarde (Aisne/Somme)

Crise sanitaire

Terre et Baie : entre attentes et rêves d’avenir

À Saint-Valéry-sur-Somme, à Chepy ou encore à Berteaucourt-les-Dames, Jean-Pascale, Aurélie, Aurore, Maryline, Léonne témoignent de ce qu’ils vivent depuis ces dernières semaines.

> Jean Pascal : Durant le confinement, ce qui est difficile, c’est de «  ne pas travailler, il n’y a pas de petits boulots ». « Rien ne me semble positif ». Pour l’avenir, j’aimerai qu’il y ait « plus d’humanité, moins d’égoïsme  ».

> Aurélie  : « Pour moi, ce sont plus au niveau scolaire mes difficultés, avec mes deux enfants. Le manque de la maîtresse pour ma fille est difficile, car les liens fusionnels avec elle lui permettent de progresser plus facilement, qu’avec moi qui lui fait l’école, à la maison . Il y a aussi qu’on est coupés de la famille, je ne vois plus mes parents, à part de temps en temps, mon père qui m’accompagne en voiture pour faire les courses. Après comme on est tous ensemble c’est parfois plus difficile de s’entendre, on a parfois besoin d’air, de son petit coin personnel. Mais on passe plus de temps avec les enfants, plus d’activités. Au niveau de la maison, on fait un peu plus de rangement et de tri, on a plus de temps pour nous. Pour la suite, il faudrait aider à changer certaines mentalités, changer le chacun pour soi. Continuer à prendre soin des autres, aider à être moins égoïstes ».

> Aurore  : c’est dur de rester isolée. « Les contacts me manquent ». Mais il y a « plus d’entraide et de dialogues ; plus d’investissement de mon mari dans la vie de la maison » « J’ai apprécié aussi les liens du Secours Catholique. . Demain, j’aimerai que la vie s’améliore pour tous, avec un meilleur pouvoir d’achat. Il faudrait aussi favoriser le travail des personnes dans le besoin (services à la personne, production locale)  »

> Maryline  : "Je n’ai pas trop de difficultés, je suis bien occupée comme d’habitude. Je fais les courses de ma voisine âgée, dans le village, à pied. Le seul point difficile à vivre est le manque de contact direct et les visites à mon mari qui vit dans un établissement pour personnes âgées (EPAHD). Nous avons quand même pu dialoguer par visioconférence avec l’animatrice. J’ai constaté plus de soutien apporté aux personnes seules et en difficulté. Nous sommes depuis toujours, bien solidaires entre nous dans la commune. Il y a une grande solidarité avec le personnel soignant. Et pour demain : que la nature reprenne ses droits ! Moins de voitures, plus de covoiturage, plus de transports en commun, plus de petits commerces de proximité. Il faudrait aussi favoriser le télétravail, plus efficace et moins fatigant pour ceux qui ont des longs trajets. J’aimerai aussi que le personnel soignant soit mieux rémunéré et qu’il y ait plus de moyens matériels dans les hôpitaux, EPAHD, et les établissements médicaux et sociaux. »

> Léonne  : « Les petits enfants me manquent. Les contacts à la boutique avec les bénévoles, la pause-café, où je vais toutes les semaines, ces visites, uniques sorties hebdomadaires, me manquent également. Je suis reconnaissante de l’accompagnement des malades atteints du COVID-19 et le dévouement des infirmières et des médecins. Il faudrait que la solidarité continue. Il faudrait penser aux personnes qui ont des petites retraites ! »

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