DélégationPicarde (Aisne/Somme)

Crise sanitaire

Paroles de confinés : entre difficultés et espoir

Territoire la Fontaine-au-Vase

Christian, Angélique, Noëlla et Marie-Chantal sont en lien habituel avec le Secours Catholique et notamment les équipes de Soissons et de Vic-sur-Aisne. Entre difficultés et solidarités, qu’ils nous partagent, ils ont des souhaits pour la société de demain.

> Pour Christian, c’est dur d’être confiné : «  Le fait de ne pas pouvoir beaucoup marcher me donne des douleurs. Le mental ça va à peu près car je bouge un peu pour aider des personnes vulnérables. Je vois que les personnes qui sont bloquées chez elles vont mal dans leur tête, elles sont atteintes. J’ai des problèmes financiers car j’ai des soucis avec ma voiture, la batterie est morte et je dois passer au contrôle technique, mais il y aurait des frais à faire. J’avais fait ma demande de retraite, mais elle a été refusée et en ce moment, c’est difficile de voir l’assistante sociale. Ce qui m’a semblé positif dans cette crise, c’est la solidarité qui s’est mise en place entre voisins parfois.  » Alors demain, ce qu’il faudrait changer dans la société, c’est de : « ne pas laisser fermer les commerces dans les petites communes. Et que l’on soit plus attentifs aux difficultés des gens dès le début des problèmes… ne pas attendre que les problèmes augmentent pour aider ! »

> Pour Angélique,, le plus difficile ce sont : « Les devoirs (cri du cœur !), et aussi le manque de visites de la famille et des amis. Pour mon fils, c’est de ne pas aller à la pêche… Pour ma fille, c’est de ne plus voir ses amis, ils faisaient des balades en forêt, des pique-niques au bord de l’eau… Pour mon autre fille, c’est de ne pas aller au centre équestre, elle aime bien aller voir les chevaux, leur donner à manger. Mes enfants aimeraient bien voir leurs cousins ! Le positif, c’est la rencontre avec mes enfants. On les découvre ! En temps normal, on ne peut pas passer du temps avec eux quand ils sont à l’école, et quand ils sont en vacances, c’est les copains. Et là, par exemple, pour la cuisine ils sont là ! » Et pour " l’après ", Angélique aimerait que : « Les mentalités des gens changent... qu’on ne reste pas sans savoir ce qui se passe autour de soi, et surtout, garder ce truc de solidarité que les gens ont actuellement.  »

> Du côté de Noëlla, les difficultés rencontrées aujourd’hui, ce sont surtout : « Les remboursements que j’ai tous les mois... Et je reçois moins de coups de téléphone  ». Noëlla a dû changer de domicile suite au décès de son compagnon, et dans la cité où elle habitait : « Tout le monde aidait ... Maintenant je suis très seule, confie-t-elle. Des fois, j’ai pas trop le moral, et j’ai mal à la tête de tout ça. Je suis moins seule quand mon gamin vient, mais là, il est enfermé lui aussi dans son foyer. C’est plus la vie qu’on avait avant ! Mais surtout, dis bien que c’est pas comme ça avec vous... (le Secours Catholique)... tout le monde se parle, malgré les difficultés, même les jeunes (rencontrées lors des après-midis intergénérationnelles à la MFR), elles ne laissent pas les gens de côté, surtout dis-le bien ! »

> Pour Marie-Chantal, le temps du confinement est : « Long, trop long ». Il lui manque les rencontres au Secours Catholique, : «  Pour moi, c’est une évasion » et aussi : « La manche  », car il lui manque un peu pour : « acheter de la viande ». Cependant, il y a aussi eu du positif durant cette période : « Les appels fréquents du Secours Catholique et, tous les vendredis soirs, Antoinette, bénévole de la chorale du SC, nous a demandé de chanter cinq chansons chez nous dans notre cuisine ! Ma curatelle ne m’a pas oublié non plus, elle m’a envoyé deux autorisations de sortie par semaine sans que je lui demande et avec un petit mot gentil. » Marie-Chantal a maintenant hâte de : «  Retrouver les copains, copines  », et espère qu’il y aura encore plus : « De rencontres au Secours Catholique  ».

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